Asia Presse

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°Hélène da Costa, présidente d'honneur
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°Arnaud Rodier, président, Regards sur l'Asie , http://arnaudrodier.com/ , @arnaudrodier
°Dominique Vidal-Barri,
°Laurent Chemineau, vice-président , l’Agefi,
@laurenchemineau
° Alain Wang, secrétaire général ,
@wangalain

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Coup de vent sur l’ASEAN - Alain Wang

Le 1er juillet, le Premier ministre François Fillon commencera un voyage dans deux pays de l’ASEAN : l'Indonésie pour y poursuivre les discussions sur un partenariat stratégique ; puis au Cambodge, pour inaugurer avec le roi Norodom Sihamoni le temple-montagne Baphûon , situé sur le site d’Angkor. Rare visite officielle française de ce niveau dans cette partie de l’Asie où le dynamisme économique s’accompagne de la résurgence d’anciens conflits.
En février dernier, les armées thaïe et cambodgienne se sont affrontées pour une parcelle de 4,6 km2 où se dresse le temple Preah Vihear, vieux litige frontalier qui date de la décolonisation. Les belligérants ont accepté de se retrouver fin mai devant le Tribunal international de La Haye. Plus au nord, au Myanmar, la Kin Independance Army vient de rompre un cessez-le-feu qui durait depuis trois décennies avec l’armée nationale birmane. Une trentaine de morts et de nombreux blessés en trois semaines. Le problème d’insécurité a entraîné un afflux de réfugiés à la frontière chinoise où règnent de vives tensions.
La montée en puissance de la Chine est un autre facteur de trouble. Le Vietnam se rebiffe ouvertement contre les prétentions de Pékin sur certains groupes d’îlots. Le vaisseau amiral Rajah Humabon de la marine philippine croise dans une Mer de Chine que Manille a récemment rebaptisé « Mer des Philippines-Ouest », prêt à s’opposer au garde-côte chinois Haixun 31. Pour bien affirmer la souveraineté chinoise dans la zone et sa volonté d’être la seule puissance régionale, le premier porte-avions chinois – l’ancien Varyag de la marine soviétique- devrait être opérationnel des mers au sud de la Chine à celle d’Adaman. Là où deux tiers de l'approvisionnement en pétrole du pays transitent.
Cette visite en ASEAN, au-delà de ses aspects économiques, permettra de mieux percevoir les risques de conflits dans une région du monde où la France a globalement plus investi qu’en Chine à ce jour.
Alain Wang, le 25 juin XI

FMI ou la discrétion chinoise - Martine Bulard

Toujours prompte à fustiger les prérogatives que s’arrogent les vieilles économies (Etats-Unis et Europe) dans les instances internationales et à réclamer sa place - ou au moins celle des BRICS -, la Chine est restée très discrète sur la future direction du Fonds monétaire international (FMI). La visite, le 10 juin dernier, de Mme Christine Lagarde, en campagne électorale pour obtenir le poste de secrétaire générale, n’a été que peu commentée à Pékin. Tout juste fut-il mentionné que l’actuelle ministre française des finances approuve l’augmentation des droits de vote chinois (de 4 à 6,4 % ) au sein du FMI et qu’elle pourrait envisager de prendre comme adjoint Zhu Min, économiste et présentement conseiller spécial au FMI. La Chine n’a pas apporté son soutien ni opposé un refus catégorique. Une discrétion peu habituelle. En fait, Pékin ne se sent pas prêt à prendre des responsabilités internationales de premier plan dans ce domaine. Non sans raison. Si la Chine détient les plus grosses réserves monétaires au monde, sa monnaie n’est pas internationalisée, les autorités ont tout juste commencé à emprunter cette voie. Elles agissent avec prudence, espérant garder la maîtrise de cette ouverture. Parmi les chemins empruntés, celui de la diversification de ses avoirs et les acquisitions à l’étranger. En dix ans, de 2000 à 2010, les investissements directs chinois à l’étranger (IDE) ont été multipliés par dix. De quoi alimenter les fantasmes d’un impérialisme chinois à la conquête du monde. La réalité est un peu moins spectaculaire : pratiquement nuls au début du siècle, l’ensemble des IDE accumulés a certes frôlé les 259 millions de dollars (180,5 millions d’euros) en 2010, mais ils ne représentent que 13 % de ceux réalisés par la France…. A noter que les IDE chinois ne totalisent que 0,4 % des investissements étrangers en Europe. On est loin du péril jaune si souvent décrit.
Martine BULARD le 4 mars XI

Des employées de maison faiblement défendues - Régis Anouil

Le 1er juin, à Genève, l’Organisation internationale du travail (OIT) est entrée en session afin de rédiger une Convention internationale pour un « travail décent pour les travailleurs domestiques ». Représentants des Etats, des employeurs et des syndicats se penchent sur le sort d’une population estimée à 100 millions de personnes afin de fixer des standards minimaux concernant ceux – et surtout celles – qui sont plus connus sous le nom d’« employées de maison ».
La veille de l’ouverture de la session de l’OIT, l’Indonésie et la Malaisie signaient un accord visant à autoriser de nouveau, après deux années d’interdiction, les Indonésiennes à être employées en Malaisie. Ces dernières années, des affaires de mauvais traitements d’employées de maison indonésiennes en Malaisie avaient amené Djakarta à interdire à ses ressortissantes d’aller trouver à s’embaucher en Malaisie. L’accord du 31 mai apporte un léger mieux aux conditions de travail des dizaines de milliers d’Indonésiennes employées comme domestiques en Malaisie. Désormais les employeurs seront tenus d’accorder un jour de repos par semaine à leurs employées et ils ne seront plus autorisés à conserver leur passeport. L’accord ne fixe toutefois pas de salaire minimum et n’interdit pas les commissions de recrutement prélevées par des intermédiaires qui endettent lourdement les employées de maison. Selon Human Rights Watch, les gouvernements malaisien et indonésien ont « manqué une opportunité importante d’apporter de réels changements qui auraient vraiment protégé des femmes travaillent loin de chez elles pour occuper des emplois difficiles ».
Aux Philippines, pays qui s’est fait une spécialité d’« exporter » sa main d’œuvre, notamment féminine, rares sont ceux qui remettent en cause cette spécificité nationale : du Moyen-Orient à Hongkong, de Singapour aux grandes capitales européennes, les employées de maison philippines sont partout présentes. Walden Bello, sociologue réputé, pourfendeur de la mondialisation économique et financière, est de ceux-là. Parlementaire, élu d’un petit parti politique défendant les populations marginalisées de l’archipel, il estime que seule une mobilisation internationale pourra venir en aide de celles qui, face à un employeur abusif, ne disposent le plus souvent d’aucun recours. Il appelle les pays de l’ASEAN (Association des nations du Sud-Est asiatique) à se saisir du dossier.

Régis Anouil le 2 juin XI

A la recherche du soft power chinois - Vincent BROSSEL

Est-il aux oubliettes ? Comme l’artiste d’avant-garde, Ai Wei Wei, emprisonné depuis avril sous l’accusation de « crimes économiques ». Le concepteur de génie de la structure en nid d’oiseau du stade olympique de Pékin, adulé par les plus grands musées, est devenu -malgré lui- un des ambassadeurs du soft power à la chinoise. Mais, comme de nombreux créateurs chinois, notamment les cinéastes régulièrement censurés ou interdits de tournage, il est allé au-delà des limites autorisées dans la critique du pouvoir. Le soft power sert au hard power dans la mesure où il le légitime. Sinon, le couperet tombe. Le raidissement politique actuel s’exprime aussi dans le retrait de la statue de Confucius qui trônait encore récemment sur la place Tiananmen. Depuis des générations, le sage philosophe séduit étrangers comme Chinois. Et en ce 21e siècle, bien plus que Mao ! N’est-ce pas lui qui a donné son nom aux instituts officiels de langue et culture chinoises qui fleurissent dans le monde ?
Seul, dans son impressionnant mausolée, le grand timonier régente donc de nouveau, cette place politiquement fort symbolique. La propagande d’antan est bien de retour. Dans les provinces, des membres du parti ambitieux, comme Bo Xilai à Chongqing, remettent au goût du jour le maoïsme pour lutter contre les cadres corrompus ou rééduquer les prisonniers. Un « grand saut en arrière » inquiétant au regard des tragédies humaines qui ont ponctué l’ère maoïste. Est-ce un autre signe qui laisse à penser que le hard est préféré au soft au sein du PCC ?
Sur le plan international, la Chine louvoie entre hard et soft. Au Conseil de sécurité des Nations Unies, elle s’abstient lors du vote de la résolution 1973 contre Kadhafi mi-mars ; puis bloque toute tentative de condamnation de la répression sanglante en Syrie, le mois suivant. Les dirigeants chinois ferment les yeux sur les trafics nucléaires entre Pyongyang et Téhéran, mais essaient de convaincre Kim Jong-il et son fils d’engager la Corée du Nord dans une forme de libéralisme économique qui a permis à la Chine de devenir la seconde économie du monde. Pékin n’abandonnera pas ses offensives de séduction qui lui ont si bien réussi dans les années 2000. Mais plus question de s’affaiblir au nom du soft power chinois!

Vincent BROSSEL le 28 mai XI

Comment Singapour veut vendre son image au monde - Anne Garrigue

La politique de branding de Singapour expliquée en détail par un de ses artisans en chef. C’est ce que propose ce petit livre en anglais de Koh Buck Song qui détaille la politique de l’Etat singapourien pour faire de leur ville-Etat une des premières villes globales d’Asie .
Aujourd’hui avec 5,08 millions d’habitants et un PIB par habitant de 36 378 $US (2009, elle a un certain nombre d’atouts pour attirer les investisseurs. Mais elle ambitionne beaucoup plus. Elle veut devenir la référence de la ville globale de demain dans un monde aujourd’hui urbanisé à plus de 50%,
Dans son ouvrage, Koh Buck Song revient sur la façon dont les fonctionnaires les mieux payés du monde ont construit ce branding puis comment aujourd’hui ils cherchent à diversifier l’image de Singapour en revenant sur l’épithète de « Nanny state » (Etat gouvernante) devenue un handicap.
En présentant sur la couverture un chewing gum dont l’enveloppe se déchire, le haut fonctionnaire singapourien aujourd’hui à la tête de sa société de consulting, veut montrer que Singapour change d’image pour devenir une cité « vibrante », avec pour slogans « faire de Singapour, une cité dans un jardin », développer un nouvel esprit « New Spirit of Singapore : Transforming, Daring to dream, Nurturing, Collaborating »
Toute la question est de savoir comment les Singapouriens parviendront à leur but. Faut-il d’abord que Singapour change ou d’abord vendre une nouvelle image? La population suivra-t-elle ? Comment concilier créativité et censure ?
Les dernières élections législatives de mai ont montré que les Singapouriens souhaitent un débat politique plus ouvert. L’opposition commence à se structurer. La théorie de la dictature éclairée, chère aux barons du PAP est de plus en plus remise en question. Comment cela affectera-t-il le soft power singapourien ? Il se pourrait que cette élection soit plus utile que bien des discours pour persuader le monde que Singapour a changé.
20 mai XI
Anne GARRIGUE http://www.aujourdhuilemonde.com/ et http://francaisdumonde.aujourdhuilemonde.com/
Voir aussi sa chronique sur http://asiapresse-culture.blogspot.com/2011/05/how-nation-branding-built-asias-leading.html

Matin calme et soleil levant - Arnaud Rodier

Le président sud-coréen Lee Myung-bak était à Paris le semaine dernière.
Devant les chefs d'entreprise français il a souhaité que les échanges commerciaux entre les deux pays soient multipliés "par deux, voire par trois" dans les cinq ans à venir. La Corée du sud est "petite en superficie, mais grande en terme de territoire économique", a plaidé le chef de l'Etat, en soulignant que la France pouvait être une tête de pont vers les pays d'Afrique.
Mais avec Nicolas Sarkozy Lee Myung-bak a insisté sur le rôle que pouvait jouer son pays, au sein du G 20, dans le nouvel ordre économique mondial.
Le pays du Matin calme a besoin de reconnaissance internationale. Le premier juillet prochain l'accord de libre échange entre la Corée du sud et l'Europe entrera officiellement en vigueur. Il va faire tomber les barrières tarifaires entre la péninsule et le Vieux continent. C'est une belle victoire politique.
Une victoire obtenue au grand dam du Japon qui s'est fait couper l'herbe sous le pied.
Le pays du Soleil levant voulait en effet être le premier à signer un accord de libre échange avec l'Europe. Il espère maintenant que le sommet de Bruxelles, fin mai, va lui ouvrir enfin la porte de Bruxelles. Mais Paris veut des "gestes politiques tangibles sans lesquels nous aurons beaucoup de mal à imaginer ouvrir une négociation", insiste Pierre Lellouche secrétaire d'Etat au commerce extérieur.
Japon contre Corée? Le débat n'a pas de sens. Mais il a au moins le mérite de montrer qu'en Asie il n'y a pas que la Chine comme seul partenaire commercial, ce que trop d'Occidentaux se plaisent toujours à croire.
Arnaud Rodier 16 marx XI

Le Japon au cœur des débats du G8 à Deauville -Laurent Chemineau

Lorsque s’ouvrira le sommet du G8 (Etats-Unis, Japon, Allemagne …), à Deauville les 26 et 27 mai, le premier Ministre japonais, Naoto Kan, sera le premier orateur à s’exprimer. Paris, qui assure la présidence du G8 et du G20 cette année, en a décidé ainsi afin «que toutes les Nations soient informées de l’évolution de la situation au Japon ». Une manifestation de compassion bien naturelle pour un pays qui vient de subir coup sur coup un séisme, un tsunami et un accident nucléaire grave. Mais aussi le signe d’une double inquiétude de la
part de la communauté internationale.

Sur le plan nucléaire d’une part. L’accident de Fukushima et son nuage
radioactif incontrôlable ont créé un émoi partout dans le monde et remettent
profondément en cause les mesures actuellement à l’œuvre pour assurer la
sécurité des centrales. Ils démontrent, au minimum, le besoin d’une coordination
internationale dans ce domaine. La France a d’ailleurs promis d’organiser une
conférence des autorités de sûreté nucléaire des pays du G20. Un premier pas.
Sur le plan économique d’autre part. Les destructions des infrastructures dues à
la catastrophe coûteront cher à l’Etat nippon, entre 190 et 309 milliards de
dollars selon les estimations prudentes de Tokyo. Mais la catastrophe a
également perturbé l’activité des industriels japonais. Leurs pertes se
chiffreront en centaines de milliards de dollars. Et le reste de la planète,
très dépendante des produits « high tech » du Japon, ne sera pas épargné. Si
l'usine de Shin-Etsu Chemical, l'un des principaux producteurs mondiaux de
plaques de silicium, dans la préfecture de Fukushima, reste fermée jusqu’à fin
mai, les dommages sur la production mondiale de semi-conducteurs pourraient
approcher 18 milliards de dollars. Les constructeurs automobiles à travers le
monde pourraient perdre jusqu’à 79 milliards de dollars fautes de pièces
détachées. En avril, Toyota a annoncé la suspension de l’activité de cinq de
ses usines européennes durant une semaine. Trois ans après la crise des
« subprime», qui avait failli emporter la finance internationale, voilà le G8 et
surtout le G20, qui se réunira à Cannes début novembre, sommés une nouvelle fois
de parer aux dangers de la mondialisation.
Laurent Chemineau 6 mai XI

Plus de 100.000 Français en Asie - Hélène da Costa

Officiellement, les Français établis dans la région Asie-Pacifique sont plus de cent mille et leur nombre s’accroit plus vite que dans les autres zones à l’exception du Proche et du Moyen Orient.
Comme à la veille de chaque élection présidentielle, les statistiques vont enregistrer une forte poussée cette année. Car nombre de Français de l’étranger ne s’inscrivent auprès du consulat que pour voter dans leur pays de résidence. L’incitation sera d’autant plus forte qu’ils éliront en 2012, outre le président de la République, onze députés chargés pour la première fois de les représenter.

En attendant ces chiffres plus conformes à la réalité, les Français établis en Asie ne représentent encore que 7% des Français établis hors de France, comparés aux 51% recensés dans les pays européens.
En 2010, selon le registre mondial des Français établis hors de France, les destinations préférées dans la région Asie-Pacifique sont la Chine (27 000), l’Australie (16 000) et la Thaïlande ( 9300). l’Inde arrive alors en quatrième position (9000) devant Singapour (7700), le Vietnam ( 5700) et le Cambodge ( 3400). Mais, paradoxalement, sa croissance économique de 8,6% s’accompagne d’une baisse des effectifs français sur place. Un phénomène enregistré également au Japon (7300), avant même le tsunami et l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima. A contrario, les effectifs français augmentent de 10%, un record, à Singapour, plateforme des entreprises en Asie du Sud Est.
Difficile d’en savoir plus sur le profil des Français d’Asie. Les rares études conduites par le ministère des Affaires étrangères ont porté sur des pays européens, les Etats-Unis et le Canada où vivent les deux tiers des Français à l’étranger plutôt qu’en Asie.
Une chose est sure: la mobilité en Asie est un sujet à la mode. Les prochaines rencontres de la Mobilité internationale, qui se dérouleront à Paris le 22 juin, traiteront du recrutement dans les pays émergents.

Hélène da Costa 23 avril XI

Le yuan super star - Arnaud Rodier

C’est la nouvelle coqueluche des forums internationaux. La monnaie chinoise, le yuan, ou renminbi, occulte tous les autres débats. Nicolas Sarkozy réclamait fin mars à Nankin un calendrier pour intégrer la devise chinoise dans les réserves de change du Fonds monétaire international. La France, qui préside le G20, veut la faire entrer dans le panier des droits de tirage spéciaux du Fonds au même titre que le dollar, l’euro, la livre et le yen.

La politique de change de Pékin s’est retrouvée la semaine dernière au centre du forum de Boao, le « Davos chinois », sur l’ile de Hainan. Et le yuan se réinvitera à Cannes en novembre pour le sommet des chefs d’Etat du G20.

Pourquoi tant de bruit alors que la monnaie chinoise n’est pas même pas convertible et strictement encadrée par le gouvernement ?

Parce qu’elle est source de polémique quand les Américains accusent les Chinois de la sous-évaluer volontairement pour soutenir leurs exportateurs. Parce qu’elle est un ballon d’essai quand Pékin, deuxième économie mondiale devant le Japon, souhaite tester sa force hors de ses frontières. Parce que les grands émergents, Brésil, Inde, voient d’un assez bon œil poindre une monnaie qui pourrait concurrencer le dollar.

Après Hongkong, la Corée du Sud, la Malaisie, l’Indonésie, la Russie, Singapour est maintenant prêt à l’utiliser. D’ores et déjà 70 000 entreprises chinoises commercent en yuans avec l’étranger. L’équivalent de 400 millions de dollars est échangé chaque jour en monnaie chinoise. Chiffre qui devrait passer à 3 000 milliards en 2015.

L’internationalisation est en marche. La Chine, qui doit limiter son inflation, prépare sans le dire le terrain pour un yuan convertible, un yuan super star. Mais en attendant, elle analyse en vraie grandeur les réactions du monde face à sa monnaie et mesure son poids économique réel. Tout en gardant la maîtrise d’un calendrier qu’elle n’entend se voir dicter par personne.

Arnaud Rodier 4 mars XI

Bureau d'Asia Presse - Photos

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H.DC,/A.R/ I.B/LC/AW/VB/RA

Membres en France et à l'étranger

Bureau d'Asia Presse en 2011

Présidente d’Honneur : Hélène da COSTA - agence en ressources humaines maanei média (ex Rfi)

Président : Arnaud RODIER - Regards sur l'Asie http://arnaudrodier.com/ ( ex - Le Figaro)
Vice-présidente : Isabelle BAECHLER - France 2
Vice-président : Laurent CHEMINEAU- l'AGEFI
Secrétaire Général : Alain WANG -
Secrétaire général Adjoint : Vincent BROSSEL
Trésorier : Régis ANOUIL - Eglises d’Asie

Jean-Luc ANGELIS, BICE

René BACKMANN , Nouvel Observateur

Alain BARLUET, Le Figaro

Mathieu BARATIER, RFI

Martine BULARD, Le Monde Diplomatique

Catherine BELKHODJA, Marco Polo Magazine,

Michel BLANCHARD, Free lance

Any BOURRIER, Le Monde Diplomatique

Natacha BRUNET, Églises d’Asie

François CHEN, RFI (rédaction Chinoise)

Odile CORNET, Ex-Chine +

Tony CROSS, RFI (rédaction Anglophone)

Julia DION, Elle

Hélène DUVIGNEAU, 20 Minutes, Rue89,

Marc EPSTEIN, L'Express

Bernard ESTRADE, AFP

Agnès GAUDU, Courrier International

Pauline GARAUDE, Free Lance, (Asie du sud)

Philip GOLUB, Le Monde Diplomatique

Charles-Emmanuel HAQUET, L’Expansion

Pierre HASKI, www.rue89.com

Harold HYMAN, BFM TV

Erich INCIYAN,

Christel LAMBOLEZ, Agence MAANEI Media

Jean LECLERC DU SABLON, Ecrivain

Sophie LEE, RFI (rédaction Chinoise)

LIN Zuqiang , RFI (rédaction Chinoise)

Dorian MALOVIC, La Croix

Marc MANGIN, Free lance

Salil SARKAR, RFI (service anglophone)

Ziyi SHEN, RFI (red. chinoise)

Jean-François TAIN, RFI (rédaction khmère)

Jean-Luc TOULA-BREYSSE, Free lance,

Nathalie TOURRET, France 24

Marc TR Membres en France et à l'étranger ONCHOT, Journaliste indépendant

Arnaud VAULERIN, Libération

Dominique VIDAL-BARI, L'Humanité

A l’étranger

BANGKOK, Arnaud DUBUS, Libération, RFI, Le Temps

PARIS, Richard WERLY, Le Temps ( Juillet 2014)

DJAKARTA, Jocelyn GRANGE, RFI

HONG KONG, Hélène GUILLEZ, Free lance Chine, Taiwan

HONG KONG, Michael SZTANKE, France 24 (France 2, M6, Canal +)

NEW DELHI, Frédéric BOBIN, Le Monde

NEW YORK, Pierre-Antoine DONNET, AFP

PEKIN, Richard ARZT, Le Parisien

PEKIN, Gabriel GRESILLON, Les Echos

PEKIN, Bruno PHILIP, Le Monde

PEKIN, Caroline PUEL, Le Point

PEKIN, Joris ZYLBERMAN, France 24

SHANGHAI, Sylvie LEVEY, Free lance

SINGAPOUR, Anne GARRIGUE, www.francaisdumonde.com